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La MANUA [Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan] a
recensé 800 morts au sein de la population civile entre janvier et mai
2009, essentiellement dans le sud, le sud-est et l’est du pays »,
peut-on lire dans le rapport du Secrétaire général des Nations Unies,
intitulé The Situation in Afghanistan and its Implication for International Peace and Security [La Situation en Afghanistan et ses conséquences sur la paix et la sécurité internationales], publié le 23 juin.
Au moins 55 pour cent des décès recensés ont été attribués aux
agissements des insurgés, 33 pour cent ont été causés par les forces
afghanes et internationales et 12 pour cent n’ont pu être attribués à
aucun des belligérants, selon le rapport.
Dans son rapport, le Secrétaire général des Nations Unies accuse les
Talibans d’être responsables d’une majorité des pertes civiles et se
félicite des mesures adoptées par les forces internationales pour
minimiser les conséquences de la guerre sur les non-combattants.
Le conflit armé a également provoqué le déplacement de dizaines de
milliers de personnes, dont la plupart ont besoin d’être protégées et
aidées, selon les organisations humanitaires.
Une augmentation sans précédent
Depuis la chute du régime taliban en 2001, l’insécurité a progressivement gagné certaines régions du pays, notamment le sud.
En mai 2009, elle s’est aggravée, atteignant un niveau jamais observé
depuis 2001, avec plus de 1 000 incidents violents recensés, selon le
rapport des Nations Unies.
Si les violences liées aux agissements des insurgés sont principalement
concentrées dans le sud et l’est du pays, deux régions instables, elles
ont également gagné le centre et le nord. « Au cours de la prochaine
période, une recrudescence de la violence sera probablement observée
par rapport à la même période, l’année dernière, notamment une
augmentation du nombre d’attentats suicides complexes, des actes
d’intimidation et des assassinats commis par les insurgés », selon le
rapport.
En plus de ses conséquences néfastes sur la vie des civils, cette
insécurité de plus en plus alarmante représente une menace grave pour
les travailleurs humanitaires, qui sont de moins en moins en mesure de
se rendre dans une bonne partie du pays.
En effet, entre le 1er janvier et le 15 juin 2009, plus de 60 incidents
de sécurité concernaient des organisations non-gouvernementales (ONG),
selon le Bureau afghan pour la sécurité des ONG. Des dizaines de
travailleurs humanitaires ont également été tués ou enlevés l’année
dernière.
En raison du renforcement de la présence militaire américaine ces
derniers mois et du déploiement de forces afghanes entraînées
récemment, la situation de sécurité s’est néanmoins améliorée dans les
provinces de Kaboul, Hérat, Logar et Wardak, selon le rapport des
Nations Unies.
Les travailleurs de la santé s’inquiètent toutefois à l’idée que les
violences ne culminent au cours des prochains mois, des élections
présidentielles et provinciales devant être tenues dans le pays en
août. Les insurgés auraient en effet menacé de perturber le déroulement
des élections en fomentant de nouveaux attentats suicides et en posant
des bombes le long des routes.
ad/at/ed/nh/ail
| «Au
cours de la prochaine période, une recrudescence de la violence sera
probablement observée par rapport à la même période, l’année dernière,
notamment une augmentation du nombre d’attentats suicides complexes,
des actes d’intimidation et des assassinats commis par les insurgés» |
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